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Prévenir l'infarctus et l'AVC

L'AVC (accident vasculaire cérébral) et l'arrêt cardiaque appartiennent tous les deux à la famille des troubles cardiovasculaires. Le premier touche le cerveau, le second le cœur. S'il est difficile de prévoir les attaques soudaines qu'ils provoquent, il est conseillé de se prémunir au mieux contre ces attaques qui peuvent s'avérer fatales. Assuréo vous renseigne.

 

Seconde cause de mortalité derrière le cancer

Les maladies cardiovasculaires, comme l'AVC ou l'infarctus du myocarde, sont la seconde cause de mortalité derrière le cancer en France. L'AVC, à lui seul, cause deux fois plus de décès que la mortalité routière : 180 000 morts par an. Un chiffre qui donne le tournis.

Des conséquences mortelles

Concernant l'AVC, les statistiques sont également sans appel : une personne sur cinq qui subit une attaque décède, et une sur trois devient dépendante au quotidien (paralysies, difficultés de langage, pertes de mémoire...). Les infarctus du myocarde, quant à eux, tuent un malade sur trois. La moyenne d'âge augmentant, le nombre d'attaques est de plus en plus élevé et risque d'augmenter davantage dans les prochaines années.


L'infarctus, qu'est-ce que c'est ?

Qu'il touche le cœur ou le cerveau, l'infarctus est du à un caillot de sang qui vient boucher une artère et empêcher son irrigation sanguine. Le manque d'oxygène provoque la nécrose de l'artère et, par conséquent, le fonctionnement de l'organe touché. Il est certes très difficile d'anticiper une attaque cardiaque ou cérébrale, mais il est toujours possible de s'en prémunir au quotidien.Texte Encadré


Limiter les facteurs de risque

Notre façon de vivre peut favoriser les risques d'infarctus. Et, même si malheureusement personne n'est réellement à l'abri, il existe un certains nombre d'ennemis clairement identifiés :

  • l'hérédité : surveillez particulièrement votre cœur ou votre cerveau si des personnes de votre famille ont déjà subi des attaques ;
  • l'hypertension artérielle : les personnes dont la tension est trop élevée présentent souvent des artères bouchées ;
  • le tabac : ce dernier bouche les artères et présente donc un risque supplémentaire ;
  • le diabète ou un taux de triglycérides élevé : un taux de sucre trop important dans le sang est dangereux pour les artères ;
  • le cholestérol : le taux de graisse élevé qu'il provoque bouche les artères ;
  • l'obésité : une étude publiée l'an dernier a démontré que les personnes en surpoids avaient plus de risques de subir une attaque. Les causes restent cependant floues.

Il s'agit là des principaux facteurs de risque. D'autres éléments peuvent constituer un danger, mais dans une moindre mesure, comme la sédentarité ou les troubles psychologiques.

Alimentation pour prévenir l'AVC et l'infarctus

Certains aliments sauront éviter la formation de graisse dans le sang. Tout d'abord, une consommation quotidienne de fruits (notamment les fruits rouges) et de légumes limitera le cholestérol. À manger sans modération, donc !

À l'inverse, mieux vaut éviter les produits gras, comme le beurre, les gâteaux secs, les sauces... L'huile d'olive, les yaourts nature ou encore le filet de porc sont en revanche de véritables alliés pour vos artères.

Enfin, les vitamines D sont vivement recommandées pour prévenir les risques d'infarctus (soleil, thon, saumon). De même que le poisson, pour sa forte teneur en vitamine D et oméga 3, une graisse qui diminue la formation de caillots sanguins.

Repérer les symptômes au plus vite

Si les causes sont similaires, les manifestations des deux maladies sont différentes.

Ainsi, vous pourrez suspecter un éventuel infarctus du myocarde dans les cas suivants :

  • douleur dans la poitrine, doublée d'une vive sensation d'oppression ou de brûlure ;
  • douleur dans le bras gauche, pouvant s'étendre jusque dans la mâchoire ou le poignet ;
  • troubles digestifs : maux d'estomac, vomissements ;
  • grande fatigue soudaine.

L'AVC s'annonce par des troubles différents :

  • perte de force, de sensibilité ou paralysie d'un membre, voire de la moitié du corps ;
  • troubles du langage : ne pas trouver ses mots, ne pas réussir à s'exprimer ;
  • perte d'équilibre ;
  • cécité soudaine ;
  • maux de tête très violents.

Si vous êtes victimes de l'un de ces symptômes, ne tardez pas et appelez en urgence le 15. Chaque seconde compte !


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© Assuréo – Marie BOURDELLÈS – Mai 2012

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