Vous êtes iciActualités»News»

Après le Médiator… l’Epitomax ?

Comme le Médiator en son temps, l'Epitomax est aujourd’hui utilisé comme coupe-faim ou comme produit amaigrissant. Pourtant, il n’a aucune autorisation de mise sur le marché pour cet usage. L'Afssaps vient de lancer une mise en garde, que relaie Assureo, votre partenaire assurance santé.

Un médicament contre l’épilepsie et la migraine

L’Epitomax est un médicament conçu par les laboratoires Janssen Cilag. Il est en vente en France depuis 1996 en tant qu’antiépileptique.

L’Epitomax a un effet préventif sur les crises d'épilepsie, en diminuant l'excitabilité des neurones soumis à une stimulation intensive. Il diminue aussi l'activité du glutamate qui excite les récepteurs cérébraux. Et, en même temps, il augmente l'activité d'une substance présente dans le cerveau : l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux.

Pour les personnes qui souffrent de migraine, l’Epitomax permet d'espacer les crises, mais les spécialistes n’ont pas encore compris comment.

L’Epitomax employé aussi comme coupe-faim

Il semble que l’Epitomax soit aussi utilisé comme coupe-faim ou produit amaigrissant. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a reconnu que des prescriptions hors de l'autorisation de mise sur le marché du médicament avaient été faites. Mais pour l’heure, on ne sait pas précisément dans quel cadre le médicament a réellement été pris. L’agence de santé souligne toutefois que ce produit « n’a fait l’objet d’aucune évaluation de son efficacité et de sa sécurité d’emploi dans l’amaigrissement ».

L'Afssaps met en garde

Chaque mois, 80 000 à 90 000 boîtes d’Epitomax sont vendues en France. C’est pourquoi l’Afssaps vient de lancer une mise en garde. Non pas, bien sûr, contre son utilisation « normale », c'est-à-dire contre l’épilepsie ou la migraine mais contre son emploi en tant que coupe-faim ou amaigrissant.

L’agence de santé rappelle que ses effets secondaires sont en effet très sérieux. On cite des risques rénaux, oculaires, métaboliques, mais également une diminution de l’efficacité de la pilule contraceptive, voire des malformations du fœtus en cas de grossesse.

Pour l’Afssaps, il s’agit aussi de ne pas reproduire les erreurs dramatiques commises avec le Mediator.

© Reed Digital, Laurence de Percin, septembre 2011

Assuréo est une marque du  groupe ASSU 2000