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Vaccin contre la grippe H1N1 - Actualités santé

Un point sur le vaccin contre la grippe H1N1


Le vaccin contre la grippe H1N1 sera entièrement pris en charge par l'assurance maladie et les complémentaires santé dans le cadre de la campagne de vaccination qui va débuter dès octobre...

La France a fait l'acquisition de 94 millions de doses de vaccins à ce jour. Trois grands laboratoires se partageant le marché : GSK, Novartis, et Sanofi-pasteur pour la production de respectivement 50,16 et 28 millions de doses de vaccins, et une commande supplémentaire vient de surcroit d'être passée au laboratoire Baxter. À noter qu'à ce jour seuls le Pandemrix de GSK, et le Focetria de Novartis sont approuvés par l'agence européenne du médicament.

La quasi totalité des vaccins acquis par la France contiennent des adjuvants dont la fonction est de renforcer l'action du vaccin en stimulant la réponse immunitaire, permettant ainsi de limiter la dose de virus, l'inconvénient principal des adjuvants est qu'ils peuvent produire dans certains cas des effets secondaires indésirables chez les sujets à risques (les femmes enceintes et les immunodéprimés par exemple).

Parmi les 94 millions de doses qui seront disponibles, seules 800 000 seront sans adjuvants, la faible quantité de cette production n'est d'ailleurs pas sans poser de problème : si l'ensemble des populations concernées souhaitent se faire vacciner, la quantité commandée de ce vaccin spécifique pourrait ne pas être suffisante..

Mais hors de cet aspect lié à la réponse immunitaire du patient, les adjuvants ont soulevé les rumeurs les plus folles, dans la plupart des médias et surtout sur internet, appelant des démentis et surtout des précisions. Pour résumer :

La polémique sur le squalène, un adjuvant présent dans les deux vaccins approuvés à ce jour (polémique liée au fait qu'on ait retrouvé des anti-corps visant le squalène chez des anciens militaires de la guerre du golfe atteints d'un syndrome spécifique ) semble close : Une étude publiée dans la revue Vaccines en 2009 - et dont fait état l'AFFSAP - conclurait en effet à une absence de causalité entre le syndrome en question et les anticorps anti-squalène.

Il y a eu aussi une polémique sur le lien entre les adjuvants et la survenue du syndrome de Guillain-Barré. Et certains (en particulier sur internet) de mentionner la fameuse campagne de vaccination de 76 aux États-Unis, portant sur 45 millions de personnes, campagne qui avait du être interrompue suite à l'apparition de 5000 cas de GBS.. Mais le vaccin en question ne contenait pas d'adjuvants! Et une étude a posteriori a démontré qu'il y avait eu un nombre quasi identique de malades chez les non vaccinés.

Concernant les adjuvants utilisés dans les vaccins qui seront utilisés en France, il sont bien connus ainsi le MF59 est utilisé pour le vaccin de la grippe saisonnière, et le AS03 pour traitement du cancer du col de l'utérus. Un responsable de L'AFFSAP a rappelé d'autre part que le nombre de cas de survenues de syndromes de Guillaume-Barré ne dépassait pas 2 cas par million de personnes vaccinées.

Enfin aussi mis en cause le thiomersal, utilisé depuis près de 70 ans en vaccination, qui est un conservateur contenant du mercure.

Rappelée moultement dans les rumeurs, une enquête américaine de 1998, qui suggérait que l'injection de vaccins R.O.R pouvait être à l'origine du développement d'un syndrome autistique.

Depuis de nombreuses études sont revenues sur la question et aucun risque n'a été identifié si ce n'est celui d'une allergie de contact au mercure. Celle-ci se traduisant par une réaction cutanée inflammatoire qui survient à l'endroit de l'injection plus de 48-72h après une vaccination et qui persiste quelques jours, voire rarement, quelques semaines.

Le vaccins de sanofi devrait couter 6 euros.. D'après les déclarations de François Fillon du 15 septembre, trois millions de doses devraient être disponibles en France. Pour l'instant, l'EMEA recommande une administration en deux doses, qui sont injectées à trois semaines d'intervalle, cependant une vaccination en une seule dose n'est pas à écarter si les données scientifiques confirment son utilité.

Rappelons que pour les organismes de mutuelle santé, le coût global estimé de la campagne de vaccination devrait s'élever à 213 millions d'euros.

Rappelons également qu'en dehors de cette actualité, chaque année une campagne de vaccination concernant la grippe que l'on dit désormais saisonnière, est lancée. Le vaccin peut alors être remboursé par la Sécurité Sociale pour les populations à risque ou par leur assurance santé ou mutuelle sénior pour les autres.

Le 29/09/09

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