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Tout ce qui change au 1er octobre

Fin de l’exonération de certains médicaments, revalorisation des plafonds annuels des franchises médicales et des aides personnelles au logement… Au 1er octobre de nombreuses mesures impactant le budget des Français vont entrer en application. Assuréo fait le point.

Une pharmacienne préparant les médicaments selon une ordonnance
©  I Viewfinder - stock.adobe.com

 Certains médicaments en affection longue durée plus exonérés

Au 1er octobre, plusieurs médicaments à service médical rendu (SMR) faible ne seront plus pris en charge à 100 % pour les 12 millions de patients en affection longue durée (ALD), selon un décret du 16 avril 2026. Il s’agit de 117 spécialisés, dont des médicaments courants comme le Gaviscon, le Spasfon, le Dexeryl ou encore le Tanakan. Ils basculeront au taux de remboursement de droit commun (15 %). Les 85 % restants seront donc à la charge de l’assuré ou de sa complémentaire santé. 

Précision importante : le principe de prise en charge à 100 % des autres soins liés à l’ALD (consultations, examens, hospitalisations, traitements à SMR majeur ou modéré) n’est pas remis en cause. 

Le décret limite aussi l’exonération du ticket modérateur des rentes d’accident du travail et de maladie professionnelle au seul titulaire, excluant désormais les ayants-droit.

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Les plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires revalorisés

À compter du 1er octobre, les deux plafonds annuels des franchises médicales (transports sanitaires, médicaments, actes paramédicaux…) et des participations forfaitaires (consultations, actes médicaux, analyses biologiques…) passeront de 50 euros à 70 euros chacun. 

Ce relèvement s’explique, selon le gouvernement, par un rattrapage de l’inflation depuis la création de ces plafonds il y a 20 ans. Mais l’impact pour les assurés sera limité : moins d’1 euro/mois en moyenne, environ 2 euro/mois pour les patients en ALD. 18 millions de Français continuent à être exonérés (les mineurs, femmes enceintes, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire).

À partir du 1er janvier 2028, ces deux plafonds seront revalorisés chaque année en fonction de l’inflation.

Le tiers-payant étendu au dispositif « Mon soutien psy »

Dès le 1er octobre prochain, vous pourrez bénéficier du tiers-payant sur la part de l’Assurance maladie pour les séances du dispositif « Mon soutien psy ». Cela signifie que vous n’aurez plus à avancer les frais sur cette part, qui correspond à 60 % du tarif de la séance. Les 40 % restants seront à votre charge, sauf si votre complémentaire santé prend en charge cette partie. 

Ne pourront pratiquer le tiers-payant que les psychologues ayant signé une convention avec l’Assurance Maladie.

Pour rappel, le dispositif « Mon soutien psy » permet de bénéficier de 12 séances par année civile sans avoir à solliciter son médecin traitant. 

Les aides au logement revalorisées 

Tous les ans, au 1er octobre, les différentes aides au logement (Aide personnalisée au logement, allocation de logement familiale et l’allocation logement sociale) sont revalorisées en tenant compte de l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL). Sur un an, ce dernier a augmenté de 1,15 %. Les aides devraient donc progresser de 1,15 % également. 

Bon à savoir, si vous êtes bénéficiaire de l’une de ces aides, vous n’aurez aucune démarche à effectuer. L’augmentation est appliquée automatiquement par la Caisse d’allocation familiale (CAF) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA).

Le prix repère de vente du gaz augmente à nouveau

Le prix de repère de vente du gaz va connaître une nouvelle hausse, après celle de septembre. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), il va progresser de 6,3 %. Le prix du mégawattheure va ainsi passer de 172,05 euros, en septembre, à 182,88 €/MWh.

Pour les foyers dont l’offre est indexée sur le prix repère, cela se traduira par une hausse de 5,28 € TTC en moyenne sur les factures.

Le contrat de bail type évolue

À partir du 1er octobre, les contrats de location de logements évolueront pour intégrer trois nouvelles règles, issues du décret du 6 juillet 2026. Premièrement, la clause résolutoire — qui permet de mettre fin au bail en cas de loyers, charges ou dépôt de garantie impayés — sera désormais intégrée automatiquement dans tout nouveau contrat. Deuxièmement, le bail devra préciser que le bien est destiné exclusivement à un usage de résidence principale, une mesure pensée pour freiner les locations touristiques de courte durée. Enfin, les parties pourront désormais indiquer leur numéro de mobile sur le contrat, en complément des coordonnées classiques, afin de faciliter les échanges en cas de souci.

Le passage à l'heure d'hiver

Rendez-vous dans la nuit du 24 au 25 octobre 2026 pour le passage à l'heure d'hiver : les montres reculeront d'une heure à 3 heures du matin. Ce rendez-vous bisannuel continue d'alimenter le débat sur une éventuelle suppression au niveau européen, mais il reste bel et bien maintenu cette année.

Sources :  vidal.fr, service-public.gouv.fr, pap.fr, ameli.fr